Potager en carré, accessibilité pour les plus petits
Potager en carré, spirale à insectes et aromatiques, gîtes à hérissons et à bourdons, paille en paillage, accueil de la biodiversité au jardin, plantation d’arbres, création de murs en pierres sèches, mise en place d’un compost… le jardin des enfants est amorcé !
Cet espace de sensibilisation et de mise en pratique voit ses premières fleurs, ses premiers légumes et ses premiers « habitants », auxiliaires du jardinier.
Spirale à insectes et aromatiques en pierres sèches au second plan
Si le jardin a commencé sa vie de production en jardinage biologique et accueille déjà la biodiversité y compris les petits et grands, nombreux seront les aménagements complémentaires à cette première mouture.
Bientôt, nous travaillerons à la fabrication d’un hôtel à insectes, de gîtes à chauves-souris et nichoirs à oiseaux. Nous testerons divers paillages récupérés sur place et nous tenterons l’aventure d’un jardin sur bottes de paille…
Espace de pédagogie et de plaisir, le jardin accueille aussi du land art et nombreux sont les « marmots » à s’essayer à cette discipline, dans et avec la nature…
A bientôt pour des nouvelles régulières du jardin et des nombreux jardiniers. Manu.
Une invitation, en image, pour venir partager un moment d’échange avec des producteurs indiens, chez eux…
Les mots de Pascal, avec lequel, nous sommes partis, avec Alter Eco, à la rencontre des indiens :
« Vendredi 6 septembre, à 20h, le film « Un nouveau monde en marche » sera projeté au cinéma Éden de St Jean d’Angély. il s’intègre dans une soirée programme [Détail ICI] arrêtée avec l’ Éden et l’association des Spectateurs de l’ Éden sous le titre Parlons de « Notre Monde ».
L’année dernière, quasi jour pour jour, nous présentions ce projet de voyage en Inde à la rentrée bio.
Nous ne sommes que 6 producteurs de la Corab à avoir pu vivre cette expérience et nous nous étions fixé l’objectif de rendre des comptes. Nous le devons aussi aux paysans Indiens, par devoir de solidarité.
Cette soirée sera l’aboutissement de presque 2 ans de projet et nous donne l’occasion de témoigner, grâce à la projection de ce court métrage réalisé par julien Paumelle et produit par Alter Eco.
La plupart des participants français de la Corab et d’Alter Eco seront présents ce soir là pour un instant de questions/réponses à l’issue de la projection. Il y aura aussi l’exposition de quelques photos dans le hall du cinéma.
L’Eden et l’association des Spectateurs de l’Eden ont eu la bonne idée de le mettre en première partie d’un autre documentaire « notre monde » sous la thématique : « Parlons de notre monde ».
J’espère que nous y contribuerons, comme dans la métaphore du colibri.
A l’occasion du festival « Notes en vert » porté par l’association MondoMélodie et Lea Nature, des cafés conférences ont été organisés pour présenter aux festivaliers des sujets variés chaque année.
« RAPPEL du programme du 8 juin 2013 :
Café nature, conférences :15H00: « Quel avenir pour l’agroforesterie sur notre territoire ? » Avec Emmanuel Marchand – agriculteur bio (la ferme du Mont d’or-17) et Marion Boursier de Nature Environnement 1716H30 : « Initiatives locales pour un territoire en transition » Avec Cyril Bombard, Coordinateur territorial du mouvement Colibris, et Marie-Véronique Gauduchon, Graine d’Aunis en transition. »
Le temps-fort, auquel j’ai participé comme intervenant, à permis d’échanger avec 40 personnes sur un sujet encore peu grand public qu’est l’agroforesterie. Marion ,de Nature Environnement 17, a fait un peu d’histoire et présenté l’étude conduite par son association sur le suivi floristique des parcelles en agroforesterie ainsi que la dynamique pédagogique associée en direction des lycées agricoles et du grand public.
En ce qui me concerne, j’ai illustré cette démarche par l’exemple de notre ferme et fait le lien avec l’ensemble des actions dédiées à la biodiversité. Un moment de partage toujours riche en échanges.
Merci à Marina POIROUX (directrice de la Fondation Lea Nature) pour avoir permis ces rencontres dans le cadre du festival militant « Notes en Vert ».
La FNAB a organisée un séminaire national sur le thème de la protection de l’eau par l’agriculture biologique. Il a eu lieu en Poitou-Charentes les 28 et 29 mai 2013, à La Rochelle.
Plusieurs temps forts au programme de ces 2 jours : des visites de terrain (captages, fermes biologiques, ferme ostréicole, silo 100% bio), des ateliers thématiques (foncier, filières, coopération collectivités-agriculteurs, transversalités des politiques territoriales) et un colloque sur les dynamiques de développement territorial de l’agriculture biologique sur les sites pilotes Eau & Bio.
Compte-rendu de l’après-midi du 28 mai au cœur de l’Aunis :
1) Visite du captage de Fraise-Boulard
La visite des deux captages de Fraise et Bois-Boulard a été animée par Alain Bucherie et Philippe Herviou (Ville de La Rochelle), qui ont témoigné sur l’acquisition (convention de mise à disposition avec la SAFER) par la ville de cinquante hectares sur la zone du captage de Fraise-Boulard, dont trente hectares situés sur le périmètre de protection rapprochée (PPR). Sur ces trente hectares, deux agriculteurs biologiques se sont installés, avec l’aide du programme Re-Sources notamment. Actuellement, le taux de nitrates est bas et la qualité de l’eau est bonne : avant d’approvisionner la ville de La Rochelle, l’eau est chlorée mais il n’y a pas de système de filtration.
Sandie Gatineau (ville de La Rochelle, animatrice du programme Re-Sources), a exposé les projets de boisement effectués sur les terres du PPR dans le but de restaurer la qualité des eaux et reconquérir la biodiversité.
2) Visite de la ferme du Mont d’Or
Implantation de l’agroforesterie en 2012 au cœur des blés anciens
La visite du captage de Fraise-Boulard a été complétée par la visite de la ferme biologique du Mont d’Or, située en partie sur le bassin d’alimentation de captage. Cette position particulière a permis à la ferme de signer des contrats, via le programme Re-Sources, avec différents partenaires (Europe, Etat, Agence de l’eau, Région, ville de La Rochelle) afin de protéger l’eau. Pour 10 hectares irrigués, la priorité est donnée exclusivement aux cultures dédiées à l’alimentation humaine et à la sécurisation des cultures au moment de leur implantation. Le projet d’agroforesterie, mis en place actuellement, vise également à mieux préserver la qualité de l’eau et la biodiversité (patrimoniale et fonctionnelle), associant bandes enherbées et alignements d’arbres tous les 27m. Cette exploitation biologique a été présentée par l’agriculteur Emmanuel MARCHAND, qui a souligné l’engagement de la ferme dans la vente directe, la fabrication de pain à la ferme et les activités de ferme pédagogique.
Le bonheur est dans le pré, la santé aussi : « Que ta nourriture soit ta médecine, et ta médecine, ta nourriture.» (Hippocrate). Le bonheur est dans le pré, l’équité aussi ! L’équité entre les hommes avec le travail de la terre en passion et trait d’union.
Une juste rétribution versée aux producteurs de la coopérative agricole bio de Poitou-Charentes : La CORAB. Que le commerce équitable profite aussi aux paysans français.
Alter Eco a décidé de les soutenir. Par des commandes mais aussi des entreprises de paroles. Car, plus qu’un nouveau modèle agricole respectant l’environnement et redonnant vie aux campagnes, ces néo-pionniers partagent et diffusent une véritable vision alternative de notre société !
Février 2013 sur la ferme : LE PAYSAGE CHANGE ! Agroforesterie et blés anciens se côtoient désormais.
15 hectares en agroforesterie. C’est une plantation réalisée l’hiver dernier au Mont d’Or grâce à l’aide de nombreux planteurs bénévoles, aux soutiens financiers de la Région Poitou-Charentes, l’Europe, et l’AFAF (Association Française d’AgroForesterie) et aux conseils techniques de la Chambre d’Agriculture en la personne d’Eric CIROU.
L’idée de l’Agroforesterie consiste à introduire des rangées d’arbres dans les surfaces dédiées à la production agricole, animale (sylvo-pastoralisme) ou végétale (agrosylviculture, pour des cultures annuelles comme pérennes). Ce principe de « complantation », que l’on trouvait sous des formes traditionnelles de pré vergers ou de joualles (arbres et vignes) est une pratique ancienne et toujours extrêmement répandue dans les pays tropicaux ou méditerranéens et dont on connaît par exemple les paysages typiques de Huertas et Dehesas espagnols ou encore de Montados portugais qui visent à limiter principalement les excès du climat : ensoleillement, pluies violentes.
L’agroforesterie trouve toute sa justification économique et environnementale dans l’avenir et les enjeux de l’agriculture moderne : changement climatique, coûts des intrants, économie de l’eau, accueil des auxiliaires de culture. Cette idée toute simple, qui tient du bon sens paysan, vise à tirer le meilleur profit de la complémentarité des besoins des arbres et des cultures, à condition bien sûr que les uns et les autres soient parfaitement adaptés au terroir.
L’agro-sylvi-culture moderne tient compte des contraintes techniques liées à la motorisation des cultures (espacement des rangées d’arbres, élagage, dégagement de tournières… et optimise les nombreux intérêts économiques et environnementaux offerts par ce type d’aménagement intégré.
Ainsi, nous avons implanté 450 arbres et notamment des noyers (commun, noir et hybride), tilleuls, chênes, frênes, et merisiers auxquels se sont ajoutés 900 charmes et noisetiers en gainage.
Un temps pluvieux pour monter des murs en pierres sèches… voila une situation particulièrement ubuesque !
Une centaine de scouts en chantier participatif sur la ferme ( photo : Anne-Sophie Descamps)
C’est pourtant un chantier parmi de nombreux projets auquel les scouts ont participé le week-end dernier à la ferme malgré la pluie, malgré le vent et une température digne d’un mois de novembre. Nous savons désormais qu’il en faut beaucoup plus pour démotiver cette belle équipe d’adolescents.
Au programme du séjour : Participer à la mise du jardin pédagogique sur la ferme, pour un usage destiné par la suite à l’accueil de groupes de scolaires notamment.
Ainsi, ils ont participé à la construction de murs en pierres sèches (voir photo), d’une spirale à aromatiques (et insectes), d’un hôtel à insectes, de carrés de jardin en bois (voir photo), de gites à chauves-souris.
Ils sont également intervenu sur un chantier de débroussaillage en bord de mare, sur la pose d’une ganivelle pour protéger l’accès à l’eau et ont mis en place un compost, immédiatement utilisé pour leur week-end dont la thématique était « Habiter la terre autrement ».
Merci à chacun pour cette participation au projet pédagogique de la ferme.
Chaque année à l’occasion de la Quinzaine du Commerce Equitable, Altereco invite en France des producteurs des coopératives partenaires afin de les mettre en contact avec les consommateurs. Ils organisent des rencontres avec des agriculteurs français pour un échange et une découverte des pratiques. C’est ainsi que, la semaine dernière, Bernard Ranaweera, Président et producteur de thé de la coopérative sri lankaise SOFA découvre l’agroforesterie « à la française » avec des producteurs bio de la CORAB. Il a été accueilli par nos soins sur la ferme du Mont d’Or, avec une partie de l’équipe d’Altereco ainsi que Pascal et Luc, producteurs bio de la Corab. Un beau moment de partage et d’échange qui « brasse » nos repères, et c’est tant mieux ! Cette « fenêtre » sur le monde est une richesse humaine qui nous nourrie. Merci à la Corab et merci à l’équipe d’Altereco de nous permettre ces moments incroyables. Manu
Après une visite de la ferme, deux jeunes reporters d’Alter Eco vont concevoir un journal sur les producteurs bio du département.
Alter Eco est une entreprise de commerce équitable qui travaille avec des coopératives agricoles dans le monde pour aider les petits producteurs (chocolat équitable et bio, thé bio, café, riz, légumineuses…). L’enjeu est de défendre un modèle économique qui valorise et préserve une agriculture à taille humaine, respectueuse de la biodiversité. Alter Eco a fait le choix de défendre l’agriculture biologique et familiale « menacée par l’agriculture intensive et l’agro-industrie, au Sud comme au Nord ».
En 2011, Alter Eco désire créer des partenariats avec des agriculteurs français engagés dans des pratiques agro-écologiques. C’est la Corab (Coopérative régionale d’agriculture biologique) créée en 1998 à Saint-Jean-d’Angély qui est le premier partenaire dans ce projet « Nord-Nord ». Alter Eco et la Corab s’étaient rencontrés en 2010. Ils ont désiré faire des échanges sur leurs pratiques et, éventuellement, monter une filière commerce équitable avec des producteurs français.
Service civique
Vendredi 10 mai, conviée par le journaliste Bertrand Portrat, la presse a rencontré les partenaires du projet Alter Eco reporters. Une réunion organisée par Pierre Leroux et Éric Garnier d’Alter Eco, avec la présence de Pascal Biteau, producteur de céréales bio à Torxé, représentant la Corab et son président Édouard Rousseau, Luc Suret, producteur bio en polyculture et élevage à Migré et deux jeunes reporters : Nicolas Ravenet (18 ans) et Pierre Lefebvre (25 ans), volontaires au titre du service civique. Il manquait le troisième producteur que les jeunes ont rencontré, Emmanuel Marchand, céréalier bio, qui, dans la ferme du Mont d’Or qu’il tient au Thou (Aigrefeuille-d’Aunis) fabrique de la farine, du pain bio et fait de l’accueil pédagogique. Pierre Leroux explique : « Alter Eco a vocation à faire de la pédagogie et de l’éducation au développement durable. Nous avons proposé à des jeunes le projet Alter eco reporters, qui consiste à faire un petit journal expliquant une coopérative de commerce équitable, une organisation de producteurs, une coopérative agricole, leur message, leur engagement, et donner une vision positive de l’agriculture bio et du monde paysan… Nous avons fait ceci l’an dernier au Pérou avec le café et le cacao et présenté le journal réalisé au salon du commerce équitable.
Cette année, les jeunes reporters devaient aller découvrir la Corab et rencontrer les agriculteurs bio français pour qu’ils leur parlent de leur métier et de leur vision de l’agriculture biologique ».
Ainsi, ils ont rencontré Edouard Rousseau (Corab) pour l’aspect technique, et les trois producteurs Luc Suret, Emmanuel Marchand et Pascal Biteau.